Mois : octobre 2025

Ceux qu’on ne voit pas

On marche droit mais nos âmes penchent,
On dit bonjour mais nos voix flanchent. 

On vit des tempêtes invisibles,
Des jours sans nom, des nuits sans fin.
On croit qu’on sombre, qu’on est une cible.
Qu’on est de trop, qu’on ne vaut plus rien. 

On apprend vite à faire semblant
Le coeur lourd, l’esprit lent. 
Alors, on baisse les yeux pour résister,
On continue à rire pour simuler. 

On nous regarde comme un dommage,
Un mot qui gêne, un poids en trop. 
On cache nos cris sous le maquillage
A force d’avoir honte de nos maux. 

Mais si, on existe même en silence
Même si on tombe, même si on plie. 
Nos cicatrices sont notre puissance
Des preuves qu’on lutte pour rester en vie. 

Alors regardez nos visages : 
Nous ne sommes pas que nos orages.
Nous sommes forts et debouts
Vivants
Pour ne plus être à genoux.

L’incendie

Sans le savoir, papa me la donner,
Ce cadeau empoisonné.
Tantôt feu incendiaire,
Tantôt cendre en enfer. 

Moi je voulais être un feu de cheminée,
Une flamme douce qui réchauffe un foyer. 
Un beau feu qui caresse sans brûler.

Mais je suis l’incendie,
Destructeur et ravageur, 
Alors comment donner la vie ? 

Comment être une bonne mère,
Quand on a le feu bipolaire ? 

Marraine pour ma Reine

Ton arrivée a tout bousculé
Je ne t’ai pas porté
Mais tout de suite ton coeur m’a trouvé. 

Dans le ciel de ma vie, 
Tu es venu comme une lumière. 
Un soleil chassant la pluie
qui a fait danser tout mon univers. 

Et soudain, mes mains ont su qu’elles devaient te protéger. 
Et si parfois la vie te semble trop lourde,
Je serai ton refuge, toujours à l’écoute. 

Marraine pour ma reine,
Je t’aime sans aucun doute.

Aïe Love You

J’ai appris à parler
Comme on s’excuse d’exister.
A choisir mes silences
Comme on choisit son bouclier.

Tu collais sur mes bleus
Des mots doux pour t’excuser,
Et quand ma peau se mettait à saigner,
Tu te rattrapais avec des gestes affectueux. 

Tes phrases me percutaient
Comme des gifles de velours.
Et moi,
Moi, 
Je prenais ça pour de l’amour. 

Car tu ne criais pas toujours.
Parfois
Juste après m’avoir fait tomber,
Tu me demandais comment j’allais. 

Et moi,
Moi,
Je prétendais encore que la tendresse
Etait empreinte de maladresse. 

Mais l’amour n’est pas cette gifle qui tombe au petit matin,
Mais l’amour n’est pas la vie qui s’envole à coup de poing. 
Alors même si ça fait peur, il est temps.
Plus de Aïe Love you, mais juste vas-t-en.

Pourquoi écrire ?

Pour ce premier bavardage, je voulais m’attaquer à une question fondamentale : pourquoi j’écris ?

Cette question semble banale, presque idiote. Des dizaines de réponses viennent en tête mais cette question a traversé chaque personne qui partage cette passion. Moi, je me la pose souvent. Pourquoi je passe (presque) tout mon temps libre dans mes carnets, à les remplir sans cesse. Des tonnes de mots jamais lus, que je garde farouchement pour moi. Par peur ou par envie, je ne sais pas trop, mais cela ne m’arrête pas. Alors pourquoi j’écris ? 

Après moultes réflexion, j’ai un début de réponse : 

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