
Dans l’Odyssée d’Homère, le chant des sirènes attire les marins pour les faire passer par dessus bord. Dans ce poème, les sirènes utilisent leur chant pour donner voix à la parole des victimes.
Avec nos voix fortes,
Nous sommes les princesses des mers.
Quand nos vagues de colère sonnent
Nous chantons pour celles qu’on abandonne.
Et maintenant, promis, plus personne ne nous fera taire.
Nées dans les vagues de rage et de douleur,
Nous sommes prêtes pour l’affrontement,
Armées de nos tridents et la vengeance harponnée au coeur,
Nous avons appris que les requins ont deux mains
Sous leurs regards, nos jambes ont saignées.
Ils se disent roi et bons marins,
Mais ce ne sont que de la poiscaille affamée.
Nous ne vous laisserons plus partir sans un mot.
Chacun de vos récits devient notre Odyssée
Et les cris de nos soeurs, un chant nouveau.
Nos bouches salées rétabliront les vérités.
Les princes nous ont cru muettes,
Mais nos couronnes d’écumes se sont enflammées
Préparez-vous pour la tempête
Car le temps de la révolte a sonné !
Ecoutez,
Le chant des sirènes résonne dans les rues.
Il gronde à vos portes, porté par nos voix.
Terminé l’indifférence, c’est l’alerte absolue,
Car si tu entends ça : c’est que nous arrivons pour toi.
J’ai toujours aimé la figure des sirènes, probablement grâce au film disney que j’ai regardé toute mon enfance. J’ai toujours aimé l’eau, fais beaucoup de natation et les créatures des mers me fascinaient. J’aime le mythe de l’Odyssée sur les sirènes avec Ulysse obligé de se boucher les oreilles avec de la cire pour résister à leur chant. Elles incarnent une figure puissante et inquiétante que j’ai voulu traduire par un effet « avertissement ».
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