On marche droit mais nos âmes penchent,
On dit bonjour mais nos voix flanchent.
On vit des tempêtes invisibles,
Des jours sans nom, des nuits sans fin.
On croit qu’on sombre, qu’on est une cible.
Qu’on est de trop, qu’on ne vaut plus rien.
On apprend vite à faire semblant
Le coeur lourd, l’esprit lent.
Alors, on baisse les yeux pour résister,
On continue à rire pour simuler.
On nous regarde comme un dommage,
Un mot qui gêne, un poids en trop.
On cache nos cris sous le maquillage
A force d’avoir honte de nos maux.
Mais si, on existe même en silence
Même si on tombe, même si on plie.
Nos cicatrices sont notre puissance
Des preuves qu’on lutte pour rester en vie.
Alors regardez nos visages :
Nous ne sommes pas que nos orages.
Nous sommes forts et debouts
Vivants
Pour ne plus être à genoux.
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